Mathieu Montcourt - R.I.P

Mathieu Montcourt - R.I.P
Il n'y a pas de mots... ces mêmes mots qui m'ont manqués lorsqu'il a fallu informer, expliquer l'inexplicable à des jeunes venus pour faire du sport à longueur de journée. Encore aujourd'hui, deux mois après le drame, personne n'arrive à se rendre compte. Evidemment, je ne te voyais pas assez souvent pour arriver à intégrer l'idée que tu n'es plus là...

Toi qui te battais toujours jusqu'au bout, pourquoi es-tu parti si tôt, au moment où enfin tu promettais d'exploser au plus haut niveau? Je te rappelle que tu me devais un repas chez toi... Et puis, on allait pouvoir retaper quelques balles ensemble trois jours plus tard : bon d'accord, c'était plus un honneur pour moi que pour toi! L'important était ces moments que tu accordais à tous ces jeunes, qui pouvaient rencontrer un sportif de haut niveau...et voir qu'il n'y avait pas de différences avec eux parce que tu savais rester simple...

Je suis sur que tu sauras aussi remplir de joie l'endroit où tu es désormais parti. Nous jouerons toujours en pensant à toi, avec cette petite flamme qui ne s'éteindra pas, nous jouerons pour toi aussi, mûs par une force supplémentaire que tu sauras nous transmettre. Je n'oublierai pas que tu n'as jamais réussi à me mettre un ace lol, à nous de te rendre le service maintenant. Merci Mat'
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# Posté le vendredi 04 septembre 2009 10:34

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 08:41

Michael Jackson - R.I.P

Hé bien voila... On a beaucoup parlé de tout ca, et au final il ne nous reste que le meilleur. Je n'étais pas un immense fan de Michael et pourtant, quand on réécoute l'ensemble de son oeuvre, on se dit "Wooow, mais que de tubes il a fait! Ah tiens, cette chanson était de lui aussi?"
Oui, MJ a révolutionné la musique comme en son temps Mozart l'avait fait : la comparaison n'est pas déplacée...
Le plus grand de tous s'en est allé, emportant avec lui ses tourments et son génie, de sa voix si reconnaissable à ses pas de danse, dans la droite succession de Fred Astaire...
Il alliait puissance et douceur, génie et démons : il sera à jamais dans nos mémoires musicales. Merci Michael Jackson...
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# Posté le vendredi 04 septembre 2009 10:05

Légende

Roger Federer n'avait pas besoin de remporter Roland Garros pour rentrer dans l'histoire : il y figurait déjà. Mais en gagnant un tournoi qui s'est toujours refusé à Pete Sampras ou à John McEnroe, il a pris une place à part dans les annales du tennis et du sport. Chacun évalue sa propre hiérarchie des champions de tous les temps selon des critères jamais universels. Ces classements n'ont aucun sens, aucun but, sinon celui de remonter le fil de sa propre vie au rythme des émotions qui l'ont traversée.

Dimanche 07 Juin 2009, il n'y eut pas, à proprement parler, d'émotion forte pendant la finale, tant Robin Söderling donna l'impression d'être incapable d'inverser le cours des évènements. Il y eut juste un moment de grâce, LE moment de grâce, celui où le Suisse souleva la coupe des Mousquetaires. Rarement le central de Roland Garros n'aura été aussi unanime pour son champion. Federer est unique ; la reconnaissance du public le fut également.

Ce trophée, le 14ème dans un tournoi du Grand Chelem (record de Sampras égalé), récompense bien davantage que le 1er vainqueur des quatre tournois majeurs depuis Andre Agassi, il y a 10 ans. Il rend l'hommage qu'il mérite à un modèle d'élégance et une idée de perfection technique jamais atteinte sur un court de tennis. Il célèbre un homme, une icône, qui s'inscrit dans la lignée de Pelé, Eddy Merckx, Ingemar Stenmark ou Michael Jordan. A moins que ce ne soit dans celle de Muhammad Ali, Carl Lewis, Ayrton Senna ou Michael Phelps. Nul besoin d'un classement sans aucun sens, sans aucun but pour en être certain, Roger Federer est de la trempe de ces géants-là.
Roger Federer est une légende, tout simplement.
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# Posté le jeudi 11 juin 2009 08:26

Modifié le samedi 29 août 2009 04:47

Dieu est Messi

Dieu est Messi
Il était écrit que la finale de Rome déterminerait qui, de Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo, décrochera l'hiver prochain le titre de meilleur joueur au monde. Il aura suffi d'un moment de grâce. Un but en suspension de la tête. Messi en lévitation. Une envolée pour l'éternité, accompagnée tout au bout de la douce nuit romaine d'une paire d'enchainements feu follets pour marquer du sceau de l'évidence la fin du duel.

Ronaldo, champion d'Europe il y a un an, avait devancé l'Argentin dans les palmarès du Ballon d'or France Football et du joueur de l'année Fifa. Un autre scénario va s'écrire à l'heure des votes dans quelques mois. Dieu est argentin. Et ce Dieu là n'a guère de boursouflure de l'ego. Antireflet absolu de son challenger du soir, Cristiano Ronaldo. Autant le portugais se nourrit de provocation et considère qu'un défenseur doit être éliminé, autant le n°10 barcelonais se nourrit de fluidité. Pour lui, effacer l'adversaire suffit à générer l'accomplissement. Sans jamais envisager le geste de trop.

Quand l'Argentin n'efface pas à coups de courses latérales, d'appuis édifiés sur des coéquipiers complices, il se cache. Pour mieux bondir tout près des étoiles. Au second poteau du but défendu par l'immense Edwin Van der Sar, dans le dos du grand Rio Ferdinand, oublié, Lionel est devenu un géant de 1m69. Sa tête lobée de la 70ème minute va sceller définitivement le sort d'une finale devenue la sienne. L'homme qui ne pouvait pas grandir vient tout juste de décrocher la lune, à 21 ans...
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# Posté le mercredi 03 juin 2009 11:59

Gasquet - Les fausses notes du petit Mozart

Gasquet - Les fausses notes du petit Mozart
Mozart sombrant dans la drogue. Tel est le tour improbable pris par la carrière de Richard Gasquet. L'histoire du petit prodige déchu est presque trop facile à écrire, tient trop du cliché, pour que l'on déroule le film de la vie du tennisman français, en laissant de côté subtilités et ambiguïtés.

"Richard G., le champion que la France attend?" titrait Tennis Magazine à sa une en février 1996, avec, en couverture, la bouille d'un gamin de 9 ans et un geste de revers envié par Roger Federer lui-même. Le point d'interrogation était presque superflu tant la destinée de Richard Gasquet semblait tracée : enfant unique choyé ayant grandi dans une atmosphère baignée de terre battue. Le petit gars de Sérignan a passé sa vie à cavaler autant après les petites balles jaunes que derrière le wagon doré de la glorieuse carrière que ses dons hors du commun semblaient annoncer.

La pression à s'accomplir sur le court a été d'autant plus forte que les premiers faits d'armes du gamin avaient enfoncé le clou du génie. A 12 ans, le Biterrois remportait les Petits As à Tarbes. A 15 ans, il franchissait un tour dans le prestigieux tournoi de Monte-Carlo. A 16, il était champion du monde juniors. A 18, il battait sa majesté Roger Federer en quart du même tournoi de Monte-Carlo. Et les violons médiatiques jouaient inlassablement la symphonie des louanges.
Dès cette époque pourtant, sa facade de petit Mozart n'était pas aussi lisse qu'elle le paraissait. Fissurée. En 2004, un accès de colère lui avait valu une humiliante disqualification dans les qualifs de l'US Open. Et là où certains bénéficiaient du luxe de faire leurs erreurs de jeunesse dans un relatif anonymat, chaque faux pas du petit génie du tennis tricolore était scruté à travers le miroir grossissant d'une célébrité aussi prématurée que non désirée.

Lorsqu'il s'invite sur le court, Richard Gasquet fait frémir d'aise les amoureux du jeu et bomber le torse des plus patriotes en revenant de l'enfer pour remporter ses 1ers points en Coupe Davis (contre l'Allemagne en 2006) ou arracher une place en demi-finale à Wimbledon à Andy Roddick (ex n°1 mondial) en 2007. Ou encore chiper en dernière extrémité, devant son public à Bercy, l'ultime ticket pour le Masters 2007 à Andy Murray, l'actuel n°3 mondial. Cette année là, Gasquet l'acheva à la 7ème place mondiale. A 21 ans, et sous la houlette d'Eric Deblicker, sa carrière semblait lancée pour de bon. Depuis, il court en vain après un 6ème titre...

Rien n'est jamais acquis dans l'itinéraire tortueux de ce champion torturé. C'est ainsi qu'en 2007, il a renoncé à jouer un 3ème tour à l'US Open parce qu'il souffrait... d'une angine. Et que depuis un an, des blessures sont systématiquement apparues à l'approche d'un rendez-vous en France. Gasquet a joué en 2008 ni Roland Garros (genou), ni Bercy (épaule) ; en 2009, ni Marseille, ni Monte-Carlo (l'épaule toujours). C'est aussi un ensemble de problèmes physiques qui l'avait poussé à rester sur le banc de touche du 1/4 de finale perdu par la France contre les Etats-Unis à Winston Salem en avril 2008. Mais presqu'autant que sa fuite, son comportement durant les 3 jours de la rencontre avait exaspéré l'équipe de France. Alors que ses coéquipiers se battaient en terrain ennemi pour décrocher une qualification en demies, le petit prodige pianotait sur son portable, semblant peu concerné par le match.

Acculé par l'obligation de réussir et plafonnant autour de la 20ème place mondiale depuis deux ans, souvent réticent à se faire violence sur le court, supplanté par ses compatriotes Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Gilles Simon, Richard Gasquet a peut-être fini par craquer. Quel que soit le tour que prenne la procédure, le tennisman, qui clame son innocence, va avoir besoin de l'aide de ses proches dans les semaines et les mois à venir.
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# Posté le mercredi 03 juin 2009 10:02

Modifié le mercredi 03 juin 2009 12:03